Fondation Simón I. Patiño

La Fondation

Simón I. Patiño fut l’industriel d’Amérique du Sud le plus puissant de sa génération et de celles qui la précédèrent. Né en 1860, peu avant le début de la guerre civile américaine et le forage du premier puits de pétrole en Amérique du Nord, il décède en 1947, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et de l’explosion des premières bombes atomiques. Sa vie et sa carrière se sont déroulées à une époque de grande expansion industrielle, probablement la période de l’histoire la plus passionnante pour les hommes d’action.

Simón I. Patiño naît dans une famille pauvre d’un petit village andin de Bolivie, dans le département de Cochabamba. Avec une formation de base non spécialisée et dépourvu de capital financier et d’expérience pratique, il se lance dans la prospection minière pour son propre compte à plus de 4000 mètres au-dessus du niveau de la mer. Au terme d’années de privations et de dur labeur, il découvre le gisement d’étain le plus riche du monde. Par la suite, il exploite un grand nombre d’autres gisements dans son pays, investit dans des gisements miniers en Extrême-Orient et prend le contrôle de fonderies d’étain au Royaume-Uni, en Malaisie et ailleurs où il traite plus de la moitié de la production d’étain du monde libre.

Lorsque, dans les années 1929–1932, les cours du marché de l’étain s’effondrent du fait de la crise économique mondiale, Simón I. Patiño joue un rôle déterminant dans la constitution du Comité International de l’Étain, évitant ainsi la faillite de son pays dont la prospérité dépend de l’exploitation des mines d’étain.

Dès 1931, il crée la Fondation universitaire Simón I. Patiño. En 1958, ses héritiers établissent la Fondation actuelle qui opère à partir de 15 centres d’excellence situés en Bolivie et à Genève (Suisse). Les activités de la Fondation ont pour but d’améliorer les conditions de vie des Boliviens dans les domaines de l’éducation, de la culture, de la recherche, de la santé, de la nutrition, de l’agriculture et de l’écologie.

Afin de contribuer au développement de la Bolivie, la Fondation octroie des bourses d’études universitaires et techniques annuelles complètes qui permettent à de jeunes étudiants Boliviens de poursuivre leurs études en Suisse, dans d’autres pays européens, en Bolivie et au Costa Rica. 

 

 

Chronologie

1860

Simón I. Patiño naît le 1er juin à Cochabamba.

1880

Après des années de prospections difficiles dans les montagnes boliviennes à plus de 4000 mètres, seul en compagnie de sa femme et de ses enfants, sa ténacité est récompensée par la découverte de l’un des plus grands gisements d’étain connus.

Il donne alors libre cours à son génie organisateur. En quelques années, sans fonds propres, sa mine devint l’entreprise la plus importante du pays, exploitée avec les technologies les plus modernes sous la conduite des meilleurs ingénieurs étrangers.

1924

Lors d’une visite en Bolivie, il est victime d’une grave crise cardiaque qui lui interdira dès lors de retourner dans son pays en raison de l’altitude de celui-ci.

1931

L’absence de cadres qualifiés en Bolivie suggère à Simón I. Patiño la création de la Fondation universitaire Simón I. Patiño, dont l’objet principal est de doter le pays de jeunes diplômés qui l’affranchissent de sa dépendance vis-à-vis des spécialistes étrangers.

1947

Il meurt à Buenos Aires, le 20 avril. Il est enterré à Cochabamba.

1964

1964

Instauration d’un programme annuel d’activités culturelles à Genève.

1968

1968

Ouverture à Cochabamba du Centre de pédiatrie Albina R. de Patiño.

Le Centre de pédiatrie Albina R. de Patiño œuvre en faveur de l’enfance défavorisée dans les domaines de la prévention, du dépistage et du traitement des pathologies infantiles les plus courantes. Il constitue un centre national de référence en pédiatrie, reconnu tant pour la qualité de ses soins que pour ses recherches médicales et son modèle académique de formation professionnelle.

1970

1970

Ouverture à Cochabamba de la Ferme modèle Pairumani.

La Ferme modèle Pairumani développe un modèle agroécologique basé sur la relation dynamique sol-plante-animal-être humain, visant l’obtention de produits de haute qualité à l’intention des communautés rurales. 

1984

1984

Ouverture à La Paz de l’Espace Simón I. Patiño.

L’Espace Simón I. Patiño met en œuvre un programme important d’activités éducatives et culturelles dans le but de promouvoir le patrimoine de la Bolivie à travers des expositions, des concerts et des projets de préservation de l’environnement en association avec des institutions boliviennes. 

1989

1989

Ouverture à Cochabamba du Centre de semences Pairumani.

Le Centre de semences Pairumani contribue au développement social et économique des communautés rurales de Bolivie en produisant, traitant et commercialisant les semences des variétés de céréales et de légumineuses améliorées par le Centre de recherches phytoécogénétiques Pairumani.

1996

1996

Ouverture à Santa Cruz du Centre d’écologie appliquée Simón I. Patiño.

Le Centre d’écologie appliquée Simón I. Patiño se consacre au développement, à la validation et à la diffusion de méthodes culturales agroécologiques, visant à promouvoir une agriculture durable sur des sols tropicaux fragiles.

Le Centre a constitué un réservoir génétique de la race bovine Criolla, presque disparue mais d’une valeur inestimable en raison de son exceptionnelle capacité d’adaptation aux facteurs climatiques tropicaux.

2003

2003

Fondation à Santa Cruz du Centre Simón I. Patiño.

Le Centre Simón I. Patiño est un centre culturel important qui dessert la population de Santa Cruz en organisant des expositions, des concerts et des débats tout au long de l’année.

Le Centre assure également des programmes de formation pour les enseignants dont bénéficient un grand nombre d’écoliers dans tout le département de Santa Cruz. 

2014

2014

Ouverture à Cochabamba du Centre de prévention des maladies et de promotion de la santé Albina R. de Patiño.

Le Centre de prévention des maladies et de promotion de la santé – le seul de ce type en Bolivie – offre des services de très haute qualité, ouverts à tous. Le Centre administre également des vaccins et, lors des consultations, assure le contrôle systématique de la santé des enfants, en étroite collaboration avec leurs parents.

1874

Après avoir achevé une scolarité de base, il se rend à Oruro, le plus grand centre minier de la Bolivie, qui connaît alors l’apogée de l’exploitation de l’argent.

Comprenant très vite que les gisements de ce minerai s’épuisent, et pressentant les besoins futurs de l’industrie, il cherche d’autres ressources minérales, en particulier l’étain.

1912

Il s’installe en Europe avec sa famille.

Il fonde une banque en Bolivie, commence à commercialiser lui-même son minerai et crée des fonderies en Europe et ailleurs dans le monde. 

1930

Les fonderies Patiño traitent plus de 60 % de la production mondiale d’étain.

1939

Il quitte l’Europe pour s’installer à New York. Vers la fin de sa vie, il s’établit en Argentine, afin d’être plus près de son pays.

Lors des deux guerres mondiales, Simón I. Patiño se place du côté des alliés auxquels il assure l’exclusivité de la livraison de son minerai, fondamental pour l’effort industriel de guerre.

1958

Ses héritiers créent la Fondation Simón I. Patiño à Genève (Suisse).

1964

Octroi des premières bourses d’études universitaires Simón I. Patiño.

La Fondation offre actuellement des bourses d’études universitaires qui permettent à de jeunes Boliviennes et Boliviens de poursuivre leurs études en Suisse, dans d’autres pays européens, en Bolivie et au Costa Rica. Au terme de leurs études, ces jeunes s’engagent à mettre les compétences qu’ils ont acquises au service du développement de leur pays.

1969

1969

Ouverture à Cochabamba du Centre pédagogique et culturel Simón I. Patiño.

Le Centre pédagogique et culturel Simón I. Patiño joue un rôle fondamental dans la promotion de tous les aspects de la culture bolivienne, y compris les arts de la scène et la littérature, en organisant de nombreuses manifestations et activités tout au long de l’année.

Le Centre met en place des programmes de formation à l’intention des enseignants des niveaux primaire et secondaire de l’enseignement. Grâce à son propre réseau de bibliothèques rurales, le Centre contribue à l’éducation des enfants dans les zones départementales.

1970

1970

Ouverture à Cochabamba du Centre de recherches phytoécogénétiques Pairumani.

Le Centre de recherches phytoécogénétiques Pairumani contribue à l’amélioration de la qualité nutritionnelle des céréales et des légumineuses qui forment la base de l’alimentation dans les vallées interandines boliviennes. 

1986

1986

Lancement à Genève (Suisse) des Éditions Patiño.

Les Éditions Patiño ont pour but de faire connaître et de préserver les aspects méconnus de la diversité culturelle et littéraire de l’Amérique latine, au moyen d’une série de publications multilingues intitulée « Littératures et cultures latino-américaines ».

1995

1995

Ouverture à Santa Cruz du Centre d’écologie diffusion Simón I. Patiño.

Par le biais de ses activités pédagogiques, le Centre d’écologie diffusion Simón I. Patiño fournit à ses étudiants les outils nécessaires à la promotion de politiques respectueuses de l’environnement dans leurs futurs champs d’action. Le Centre offre également des programmes de sensibilisation environnementale s’adressant aux enseignants et aux écoliers.

Le Centre contribue à la préservation du patrimoine écologique et faunique de la Bolivie grâce à un vaste éventail de publications destinées aux écoles et aux universités. 

2002

2002

Ouverture à Cochabamba du Centre de nutrition infantile Albina R. de Patiño.

Le Centre de nutrition infantile de Cochabamba joue un rôle essentiel dans la campagne nationale de lutte contre la malnutrition en prenant en charge le traitement et le suivi exhaustifs d’enfants sous-alimentés. Il propose également des programmes de promotion de la santé à l’intention des familles et des professionnels de la santé publique.

2010

2010

Ouverture à El Alto du Centre de nutrition infantile Albina R. de Patiño.

Le Centre de nutrition infantile d’El Alto, tout comme celui de Cochabamba, joue un rôle essentiel dans la campagne nationale de lutte contre la malnutrition, en prenant en charge le traitement et le suivi exhaustifs d’enfants sous-alimentés. Il propose également des programmes de promotion de la santé à l’intention des familles et des professionnels de la santé publique.